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Se loger en Thaïlande

C'est pas compliqué si on est méthodique

Trouver un logement en Thaïlande, c’est un peu comme se retrouver devant un buffet immense où il y a de tout : du plus simple au plus luxueux. Ce pays propose une variété de logements impressionnante, et surtout cette flexibilité qu’on adore en Asie, où presque tout semble réalisable

Même si vous rêvez déjà de poser définitivement vos valises sous le soleil thaï, un petit conseil d’ami : commencez par tâter le terrain ! Louer quelques semaines ou quelques mois en arrivant, c’est comme faire un essayage avant d’acheter – ça évite les mauvaises surprises. Le temps de comprendre les quartiers qui vous font vibrer, de découvrir si vous êtes plutôt team « animation urbaine de Bangkok » ou « tranquillité de Chiang Mai », et surtout de dénicher cette perle rare qui collera parfaitement à vos envies et votre porte-monnaie. Car entre ce qu’on imagine depuis son canapé français et la réalité du terrain, il y a parfois un monde ! Cette période d’adaptation vous permettra aussi de négocier sereinement votre futur logement long terme, en connaissant les ficelles du marché local.

Commencez par là si vous ne connaissez pas bien la Thaïlande

Les hôtels

Si vous envisagez de vous expatrier en Thaïlande mais que vous ne connaissez pas encore vraiment le pays, mon premier conseil serait de démarrer par un séjour en hôtel. Je sais, ça peut sembler évident, mais beaucoup de gens veulent directement louer un appart’ pour « économiser ». Erreur. L’hôtel vous donne une liberté totale : vous pouvez bouger, tester plusieurs villes, découvrir différents quartiers sans vous engager. Pas de bail, pas de caution qui traîne, juste la possibilité d’explorer tranquillement.
Et puis franchement, les hôtels en Thaïlande ne sont pas hors de prix. À Bangkok, vous trouverez facilement des chambres correctes entre 1 500 et 3 000 bahts la nuit (dans les 40-80 euros), petit-déjeuner compris. Si vous allez dans des villes comme Chiang Mai, Pattaya ou Hua Hin, les prix baissent pas mal, parfois de 20 à 30%. Pendant cette période nomade, vous pourrez vraiment vous faire une idée du coût de la vie au quotidien et repérer les quartiers qui vous plaisent.
Ce que je vous recommande, c’est de vraiment prendre le temps de tester différents endroits. Passez quelques jours à Sukhumvit si vous aimez l’ambiance cosmopolite et moderne, puis allez voir du côté d’Ari qui est plus branché et local. Silom c’est sympa aussi si vous voulez de l’énergie, mais personnellement je trouve ça un peu trop bruyant le soir. Thonglor, c’est carrément haut de gamme, mais ça vaut le coup d’y passer une journée pour voir.
Vous préférez la province ? Chiang Mai attire beaucoup d’expats pour son climat (moins étouffant que Bangkok) et sa communauté bien installée. Les coins balnéaires comme Phuket ou Krabi, c’est tentant sur le papier, mais attention à ne pas se laisser aveugler par la carte postale. J’ai rencontré des expats qui s’étaient installés Chiang Rai pour sortir des sentiers battus, et ils ont adoré l’authenticité. Mais bon, chacun ses goûts, c’est pour ça qu’il faut tester par soi-même.
Profitez-en aussi pour faire quelques démarches préparatoires pendant que vous êtes en mode exploration. Allez boire un café dans des espaces de coworking, vous y croiserez forcément des expats déjà installés qui seront ravis de partager leur expérience (les gens sont plutôt ouverts en général). Faites un tour aux bureaux d’immigration histoire de comprendre comment ça marche pour les visas, même si c’est un peu le parcours du combattant parfois. Repérez où sont les hôpitaux internationaux, surtout si vous avez des problèmes de santé.
Et testez absolument la qualité d’internet si vous comptez télétravailler, parce que c’est vraiment variable selon les quartiers. Un truc auquel on ne pense pas toujours : le niveau de pollution et de bruit change selon les saisons, je me suis retrouvé à Chiang Mai pendant la période des brûlis (les paysans brûlent les champs) et bien franchement c’est mieux d’éviter.
Bref, cette phase de reconnaissance vous évitera des erreurs qui peuvent coûter cher. Après, une fois que vous avez une meilleure idée, la deuxième étape c’est de passer à la location courte durée pour vraiment confirmer votre choix.

l'étape qu'il ne faut pas sauter

La location courte durée

Une fois que vous avez fait votre repérage en hôtel, il est temps de passer à quelque chose de plus immersif : louer un appartement pour un ou plusieurs mois. C’est ce que j’appellerais « l’étape test » avant de vraiment s’installer. Vous gardez de la flexibilité, mais vous commencez à vivre comme un vrai résident, et c’est là que vous verrez si la Thaïlande (et surtout la ville que vous avez choisie) vous correspond vraiment.

Concrètement, louer un appart’ meublé pour quelques mois vous permet de plonger dans le quotidien. Faire vos courses au marché local ou au supermarché du coin, établir une petite routine, créer vos premiers repères dans le quartier… c’est complètement différent de la vie d’hôtel. Les condos modernes sont généralement bien équipés : clim’, wifi qui marche (normalement), cuisine, accès piscine. À Bangkok, comptez grosso modo entre 15 000 et 35 000 bahts par mois selon où vous vous installez et le standing que vous recherchez (ça fait entre 400 et 930 euros environ). Si vous sortez un peu du centre ou que vous visez quelque chose de plus typique, vous pourrez trouver moins cher, mais il faudra peut-être marcher un peu pour rejoindre le métro.

À Chiang Mai, vous avez de bonnes options à partir de 10 000 bahts mensuels. Du côté de Hua Hin ou Pattaya, ça tourne plutôt entre 12 000 et 25 000 bahts. Après, tout dépend de vos exigences.

Cette période est idéale pour vraiment tester votre rythme de vie. Si vous êtes en télétravail avec un visa DTV, vous pourrez voir si votre connexion internet tient la route sur la durée (parce que c’est bien beau d’avoir du bon wifi à l’hôtel, mais en appart’ c’est pas toujours la même histoire). Vous pourrez aussi repérer les meilleurs cafés ou espaces de coworking et trouver une routine qui fonctionne avec le décalage horaire européen. Si vous êtes retraité, c’est le moment parfait pour tester les activités locales, voir comment fonctionnent les infrastructures médicales et vérifier que le rythme de vie thaï vous convient au quotidien.

Profitez-en pour construire un peu de réseau social aussi. Allez dans les lieux où se retrouvent les expats, participez aux événements locaux (il y en a pas mal), prenez des cours de thaï si vous en avez le courage (ça aide vraiment pour l’intégration). 

être dans le centre-ville, d’opter pour quelque chose de plus typique mais de qualité, vous serez dans des immeubles classiques et il vous faudra probablement marcher un peu pour rejoindre le métro. En province, Chiang Mai propose d’excellentes options dès 10 000 bahts mensuels (265 euros). Les villes balnéaires comme Hua Hin ou Pattaya ? Entre 12 000 et 25 000 bahts.

Cette période de location courte durée est idéale pour tester concrètement votre rythme de vie. Télétravailleur avec un visa DTV ? Vous pourrez évaluer la qualité réelle de votre connexion internet sur la durée, identifier les meilleurs espaces de coworking et établir une routine professionnelle efficace en tenant compte du décalage horaire avec l’Europe. Retraité ? C’est l’occasion parfaite de tester les activités locales, les infrastructures médicales, et de mesurer si le rythme de vie thaïlandais vous convient vraiment au quotidien.

Profitez de ces mois pour construire votre réseau social et communautaire. Fréquentez les lieux de rencontre d’expatriés. Participez aux événements locaux. Prenez des cours de thaï pour faciliter votre intégration. Nouez des relations avec vos voisins thaïlandais. Cette immersion sociale vous révélera si vous vous sentez réellement chez vous ou si une autre région du pays vous attire davantage. Beaucoup d’expatriés changent de ville après leur première location courte durée, ayant réalisé que leurs attentes initiales ne correspondaient pas à la réalité du terrain. Parfois, on s’imagine les pieds en éventail sur une plage pour finalement préférer le dynamisme de la ville. Ou l’inverse ! Dans tous les cas, que l’on choisisse une option ou l’autre, les vols et les bus sont nombreux et il sera toujours possible de faire une escapade.

Cette phase constitue également le moment idéal pour toutes vos démarches administratives d’installation : ouverture d’un compte bancaire thaïlandais (plus facile avec une adresse résidentielle, mais pas toujours possible selon votre situation), obtention du permis de conduire international puis thaïlandais, inscription auprès du consulat français, et compréhension concrète des procédures de visa et d’immigration. Vous découvrirez les vrais coûts mensuels de votre quotidien – électricité, eau, transports, alimentation, loisirs – et pourrez ajuster votre budget prévisionnel en conséquence. Au terme de ces quelques mois, vous serez parfaitement informé pour décider. Vous installer définitivement ? Dans quelle ville ? Ou préférez-vous rentrer en France ? Le tout sans avoir pris d’engagement contraignant.

Mais bon, il est rare qu’après avoir goûté à la Thaïlande on soit pressé de rentrer en France. En discutant simplement avec des expatriés, vous vous apercevrez que certains sont là depuis longtemps, en toute légalité administrative.

Quelques exemples d'appartements à Bangkok

Quand on décide vraiment de s'installer

La location longue durée

Bon, si vous en êtes là, c’est que vous avez fait vos tests, que vous avez trouvé votre ville et votre quartier, et que vous êtes prêt à franchir le cap. La location longue durée, c’est généralement un bail d’un an minimum (parfois deux ans selon les propriétaires). C’est l’étape où vous devenez officiellement résident, avec tout ce que ça implique de bon… et de moins bon aussi, soyons honnêtes.
Le gros avantage, c’est que les prix baissent sérieusement par rapport à la location courte durée. À Bangkok, vous pouvez trouver un studio correct dans un quartier bien desservi pour 10 000-15 000 bahts par mois (grosso modo 265-400 euros), là où vous payiez facilement 20 000 en location courte. Un deux-pièces dans un condo moderne avec piscine et salle de sport, vous le trouverez entre 18 000 et 30 000 bahts selon le standing et le quartier. Si vous cherchez quelque chose de vraiment haut de gamme dans Thonglor ou Phrom Phong, ça peut monter à 40 000-60 000 bahts, mais là on parle de surfaces importantes et de prestations de qualité.
En province, c’est encore plus abordable. À Chiang Mai, vous aurez un appartement sympa pour 8 000-12 000 bahts, et même moins si vous êtes flexible sur l’emplacement. Du côté de Pattaya ou Hua Hin, comptez entre 10 000 et 20 000 bahts pour quelque chose de bien.
Maintenant, il y a quelques trucs à savoir avant de signer. D’abord, la caution : en général c’est deux mois de loyer, parfois trois si le propriétaire est un peu méfiant ou si l’appart’ est particulièrement bien équipé. Et attention, récupérer sa caution en partant, c’est pas toujours évident. Certains proprios trouvent toujours un truc à redire (une petite trace sur le mur, l’électroménager qui aurait « vieilli »…). Prenez des photos de tout l’appartement (comme quand vous louez un véhicule) le jour de votre arrivée, vraiment TOUT, même les détails qui vous semblent insignifiants. Ça vous sauvera en cas de litige.
Le contrat, normalement il devrait être en anglais et en thaï, mais des fois c’est juste en thaï. Si c’est votre cas, faites-le traduire avant de signer, peut être qu’a ce moment vous aurez rencontré un Thaî ou un expat qui pourra vous aider. J’ai entendu des histoires de gens qui se sont fait avoir parce qu’ils avaient signé sans comprendre certaines clauses. Par exemple, certains contrats interdisent d’avoir des invités qui restent dormir plus de X nuits par mois, ou imposent des horaires de silence ultra-stricts. Et attention aux animaux si vous en avez ou que vous prévoyez d’en avoir, il sont souvent interdit dans l’immeuble entier.
Un autre point important : vérifiez bien ce qui est inclus dans le loyer. L’eau et l’électricité sont presque jamais compris. Et la clim’ en Thaïlande, ça consomme vraiment beaucoup. Vraiment évitez de la mettre à fond et de dormir avec de grosses couvertures ou encore de la laisser allumé en sortant. Internet aussi, vérifiez s’il est inclus ou pas. Certains condos ont le wifi dans les parties communes mais pas dans les appartements. D’autres l’incluent mais c’est un débit ridicule, donc vous devrez souscrire votre propre abonnement.
Pour trouver votre appart’, vous avez plusieurs options. Les sites comme Thai Property ou DDProperty sont pas mal, même si parfois les annonces ne sont plus à jour. Les groupes Facebook d’expats sont aussi une bonne source, et vous pouvez poser des questions directement aux gens. Certains trouvent en faisant le tour du quartier à pied et en regardant les panneaux « For Rent » devant les immeubles. Ça peut sembler old school, mais ça marche, et en plus vous négociez directement avec le proprio ou le gardien de l’immeuble.
D’ailleurs, parlons négociation. C’est possible, mais ça dépend vraiment du marché et du proprio. Si vous prenez l’appart’ en basse saison touristique (avril-juin ou septembre-octobre), vous aurez plus de marge de manœuvre. Si vous proposez de payer plusieurs mois d’avance, certains proprios acceptent de baisser un peu le loyer.
Une fois installé, vous allez devoir gérer quelques démarches administratives. Normalement, votre propriétaire doit vous enregistrer auprès de l’immigration dans les 24h (c’est le fameux TM30). En pratique, beaucoup ne le font pas ou oublient. Ça peut vous causer des soucis si vous devez prolonger votre visa ou faire des démarches officielles, donc insistez gentiment pour que ce soit fait. Gardez une copie du document, vous en aurez besoin.
Si vous avez des enfants et que vous cherchez à les scolariser, la location longue durée va vous faciliter la vie parce que les écoles internationales demandent souvent une preuve de résidence stable. Pareil pour certaines banques qui sont plus arrangeantes quand vous pouvez montrer un bail d’un an. Tout d’un coup, vous avez accès à des services qui étaient compliqués à obtenir avant.
Le quotidien en location longue durée, c’est vraiment différent de la phase découverte. Vous commencez à connaître vos voisins (enfin, ceux qui parlent anglais au moins), vous avez vos habitudes dans les restaurants du coin, vous savez quel marché est le meilleur le dimanche matin. C’est aussi le moment où vous réalisez les petits trucs chiants : l’ascenseur qui tombe en panne régulièrement, le voisin du dessus qui déplace ses meubles à 6h du matin, ou la piscine qui est fermée pour maintenance tous les deux mois. Mais bon, c’est ça aussi la vraie vie d’expat ou l’on retrouve le mêmes problèmes que partout, c’est pas tous les jours la carte postale.
Un truc auquel je ne m’attendais pas, c’est à quel point le quartier compte dans le quotidien. Si vous êtes loin du métro et que vous n’avez pas de scooter, vous allez vite saturer de prendre des Grab tous les jours. Si vous êtes dans un coin sans vrais supermarchés, faire vos courses devient une expédition. À l’inverse, si vous êtes trop près d’une grosse artère, le bruit peut devenir insupportable. Prenez vraiment le temps de bien choisir, mais c’est là ou avoir fait de la location courte durée vous permet de réduire votre zone de recherche.
En résumé, la location longue durée, c’est l’étape où vous vous installez vraiment. C’est moins flexible que les phases précédentes, mais c’est aussi beaucoup plus économique et ça vous donne une vraie stabilité. Vous n’êtes plus touriste ou en phase de test, vous êtes chez vous. Et ça, franchement, ça change tout dans votre expérience d’expatriation. Vous commencez à avoir une vraie routine, une vraie vie sociale, et vous pouvez enfin vous projeter sur le long terme sans vous demander tous les trois mois où vous allez atterrir ensuite.

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